Balade dans la Sainte-Baume 
A 40min d’Aix en Provence

La Sainte-Baume forme comme une marche entre la Provence occidentale et la Provence varoise.

Arbres majestueux et riches sous-bois cohabitent dans les vallons. Hêtres, chênes, érables et tilleuls dominent.
Le massif offre en effet un microclimat très particulier. Les nuages arrivant de l'est ou du sud-est s'accrochent facilement le long de la crête ; de plus, la forêt de feuillus retient l'humidité.
Il en résulte une richesse hydrologique importante, rare en Provence, et une végétation originale, juxtaposant flore et arbres provençaux aux espèces alpestres.

Cette balade, au départ d'Auriol, de Nans-Les-Pins ou de Plan d’Aups vous emmènera jusqu'au Baù de Bertagne, point culminant des Bouches-du-Rhône, en vous faisant découvrir les multiples facettes de la Sainte-Baume : vallons encaissés et humides, à la végétation dense, plateaux de garrigue emplis de lumière, pentes ombragées et fleuries, à-pic calcaires vertigineux, véritables balcons de la Provence...
Le Pont des Trois Sautets 
Le Pont des Trois Sautets au-dessus de l'Arc, modèle de Cézanne.

Pris aujourd'hui dans les frontières de la ville en direction de Palette, le Pont des Trois Sautets, en contrebas de la N7, a eu la malice de se faire oublier. Pour autant, l'ouvrage n'a rien perdu du charme pittoresque qui plut tant à Cézanne. Le peintre avait pour habitude d'y passer ses journées d'été durant les grandes chaleurs, à l'abri sous une végétation luxuriante, et de le prendre comme modèle pour ses aquarelles ou ses huiles. C'est le Pont des Trois-Sautets que l'on peut reconnaître sur plusieurs de ses tableaux de Baigneuses.

Le pont du XVIIe passe le cours de l'Arc en une voûte régulière, et c'est en passant sur sa voie, guère plus large qu'une voiture, que l'on peut joindre la campagne vallonnée de Meyreuil. Le monument, de taille modeste, excentré, suscite rarement la curiosité des gens de passage, qui ne suspectent pas la présence masquée d'un petit bout de paradis derrière les herbes hautes de la rive. Bien mal leur en prend, car son élégance discrète lui a même valu d'être classé monument historique.
Barrage de Bimont 
Le barrage de Bimont près d'Aix, dominé par la Sainte Victoire.

Derrière les anciennes carrières de Bibémus et la Forêt Communale de Peyrolles-en-Provence, la route de Vauvenargues mène à la retenue d'eau de Bimont. Construit près d'un siècle après le barrage Zola, qui permettait d'acheminer l'eau de l'Infernet, torrent d'écoulement de la Ste-Victoire, vers les campagnes d'Aix, le barrage-voûte de Bimont est un édifice-clé dans le réseau de distribution de la Provence. Principalement alimenté par les eaux turquoise du Verdon via le Canal de Provence, le lac de Bimont est comme un petit bout de mer perdu entre les vallons de St-Marc-Jaumegarde. Il retient une réserve d'eau importante à disposition de la Vallée de l'Arc, de Gardanne, et du Canal de Marseille.

Le site est idéal pour les randonnées pédestres, dans ce triangle entre Aix, Le Tholonet et Vauvenargues. En partant sur les sentiers marqués, les marcheurs courageux peuvent rejoindre la Croix de Provence, au refuge du prieuré : de la crête, le panorama splendide s'étend alors du Plateau du Cengle, avec St-Antonin et Beaurecueil, jusqu'à la Méditerranée d'un côté, tandis que de l'autre, le lac de Bimont au loin serpente et se perd au pied des villages de Meyrargues et Peyrolles. Les courageux peuvent partir du barrage pour suivre le GR9, parfois difficile mais d'une beauté rare, jusqu'au village de Puyloubier, en passant par le point culminant de la chaîne : le Pic des Mouches.
Le pont Saint-Pons 
Le pont médiéval de Saint-Pons, près des Milles

Dans le domaine de Saint Pons, ce joli site ombragé à la sortie d'Aix par la D543, on passe le cours de l'Arc par un pont de pierre du XIVe Siècle : le Pont de St-Pons. Classé monument historique, cet ouvrage de maçonnerie, qui mène à l'emplacement du château nobiliaire de la famille aixoise Bourdon, impressionne par l'élégance de ses quatre voûtes. Les deux voûtes centrales sont brisées et supportées par d'imposants contreforts, dans un style architectural gothique inattendu pour ce qui ne devait être à l'époque qu'un pont à péage pour les voyageurs.
D'utilité publique à partir de 1674, il gagne en importance avec le développement du commerce en Provence est est élargi avant la Révolution. Restauré en 1994, parfaitement régulier et adapté aux crues occasionnelles de l'Arc, le pont de St-Pons, long de 45 mètres, semble disproportionné à la saison sèche. Le monument contribue à rendre le domaine particulièrement charmant au curieux de passage, qui aurait tort de manquer l'occasion d'y faire une petite balade...
La Pioline  
Boutiques, restaurants et centre commercial à la sortie d'Aix-en-Provence

Entre Aix et Les Milles, près du quartier du Jas de Bouffan du côté de la Fondation Vasarély, La Pioline est le site d'une zone commerciale générant environ 2000 emplois. Moins vaste que Vitrolles ou Plan-de-Campagne, mais à seulement quelques minutes du centre, La Pioline est un pôle de shopping et de loisirs d'importance croissante depuis plusieurs années. Le Centre commercial abrite l'hypermarché et une galerie marchande très fournie. Facile d'accès, elle concentre la plupart des fournisseurs de matériel automobile, d'équipement domestique et de boutiques spécialisées. Sans être une alternative à la flânerie curieuse dans le vieux Aix pour faire ses petits achats, elle représente une structure importante dans la structure commerciale de la communauté urbaine du pays d'Aix.
Aix les Milles 
Pôle d'activités, gare TGV entre Aix en Provence et Plan de Campagne.

Située entre entre le centre-ville d'Aix en Provence, au nord-est, et l'Aéroport Marseille-Provence (à 20mn par la D9 et la D20), Le Pôle d'activités des Milles et la ZI bénéficient d'une bonne desserte routière et autoroutière, ainsi que de la proximité de la gare TGV d'Aix. Les Aixois fréquentent souvent la zone des Milles pour sa vaste zone commerciale, moins diversifiée que Plan-de-Campagne, mais plus proche. La zone abrite une vie d'entreprise particulièrement dynamique et profitant grandement de l'attractivité du sud-est.

L'endroit est moins connu pour le pittoresque de la campagne milloise. Moitié garrigue, moitié forêt méditerranéenne, elle abrite notamment un monastère qui accueille régulièrement, dans le calme de son enceinte, conférences professionnelles et réunions de chercheurs.
Le Château de Vauvenargues, terre de cocagne pour Picasso 
C'est dans le village boisé de Vauvenargues, à une quinzaine de kilomètres d'Aix-en-Provence, que Picasso trouva la demeure rêvée où, lassé du brouhaha cannois et des exigences mondaines, il passa plusieurs années. C'est lors de cette acquisition qu'il fit ce bon mot à son marchand Kahnweiler : "J'ai acheté la Sainte-Victoire de Cézanne".
Dans le pli du vallon, sur la face nord de la Sainte-Victoire, le domaine du château est une mer de verdure et de calme où l'édifice arbore harmonieusement ses volets provençaux. Refuge naturel déjà bien loin de l'activité urbaine, caché derrière le Col de Jouques et le Col des Portes séparant Vauvenargues de la vallée de Rians, le site est parfait pour les balades sous les lisières. Le long des chemins de traverse, les chevaux d'élevage paissent dans des herbes hautes d'une incroyable exubérances, car le flanc montagneux crée à Vauvenargues un microclimat frais et humide où la diversité végétale explose de toutes parts.

A ce jour, ce fleuron du patrimoine aixois est toujours la propriété des héritiers de l'artiste. Ancienne demeure des comtes de Provence et du Roi René, le château est flanqué de deux tours du XIVe Siècle, et entouré d'une enceinte datant du XVIe. Il est ouvert pour la première fois au public de mai à septembre 2009, dans le cadre de l'exposition aixoise Picasso, Métamorphoses. Picasso y fit venir l'essentiel de ses collections, dont il reste notamment un nombre impressionnant de sculptures, ainsi que la plupart des tableaux qui en ornaient les murs anciens.
Montagne de la Sainte-Victoire 
"NOTRE MISSION: SENSIBILISER A LA FRAGILITE DE L'ENVIRONNEMENT"

infos,expositions,musée, différentes sorties sont proposés par le site du Conseil général 13

Au coeur d'un décor d'exception, entre le Tholonet et Saint-Antonin-sur-Vayon, la Maison Sainte-Victoire accueille depuis 1996 tout visiteur curieux et désireux d'en savoir un peu plus sur ce site, certes surfréquenté mais qui a su résister aux aléas de la nature comme de l'histoire.
"Cet espace, qui est en fait une ancienne porcherie restaurée à l'identique, géré par le Conseil général 13 a pour mission de sensibiliser le public à la fragilité de notre environnement", explique Caroline Galiero, une des trois eco-guides de la "Maison".
Dans cette optique,un large espace accueil fourmille de borhcures et d'infos sur Sainte-Victoire mais aussi sur tous les domaines - Saint-Pons, Les Calanques, Fontblanche - Etangs de Camargue... - appartenant au CG. Tout à côté, une salle sert régulièrement de lieu d'expositions ayant pour thème la faune, flore ou l'environnement (actuellement, l'aigle de Bonelli). Enfin, un espacemuséo-graphique avec vitrines présentant les differentes fouilles effectuées dans le secteur, propose un très interessant film d'une trentaine de minutes sur l'histoire de cette montagne indissociable de l'oeuvre de Cézanne: de la préhistoire aux dinosaures en passant par les cultures, les migrations successives des habitants, le terrible incendie de 1989 qui a retracé son visage, avec en cloture un fabuleux survol aérien qui permet d'apprécier ses mille et une facettes et paysages.
Au-delà de ces sources de renseignements, qui en 2008, ont attiré plus de 20 000 visiteurs à la Maison de Sainte-Victoire, les éco-guides proposent des balades et randonnées sur l'ensemble des domaines. "Ces sorties sont gratuites et sont organisées sur l'ensemble de nos domaines, précise Caroline. Elles sont effectuées soit à pied, soit à vtt et depuis l'an dernier, aussi avec des ânes, pour le plus grand bonheur des enfants". Un programme est publié chaque trimestre, avec des infos sur le thème de la visite et sa difficulté.

En 2008, 184 sorties ont été effectuées, réunissant quelque 3200 personnes.

Sachez que pour y participer, il est nécessaire de s'inscrire
soit à l'accueil,
soit en téléphonant au 04 42 66 84 40
au plus tard 48h avant la sortie et confirmer la veille.
Massif de la Sainte-Victoire 
Série de la Montagne Sainte Victoire par Cézanne. La série des Montagne Sainte-Victoire comme les Nymphéas de Claude Monet, les natures mortes cubistes (celle de Picasso, de Braque ou de Juan Gris) conduisent à méditer sur cette fascination du regard obsédé par un thème que le travail pictural fait disparaître par l'effet d'exercices formels de plus en plus déréalisant. C'est que le travail sériel contient le destin temporel de la vision: l'œil ne s'arrête pas arbitrairement sur un simple prétexte, il choisit l'objet sur lequel il va s'acharner, car la série a pour but de dénaturer et, à chaque moment de l'histoire, c'est une nouvelle idéologie de la nature à laquelle le peintre s'affronte.

Cézanne, dans la première série qu'il consacre, entre 1882 et 1887, à la montagne Sainte-Victoire , qui reste aujourd'hui comme son sujet de prédilection, en est arrivé à un style imprégné de classicisme. La construction formelle du motif est désormais déterminante, comme dans La Montagne Sainte-Victoire au grand pin, où les branches de l'arbre, au premier plan, accompagnent sur toute la longueur du tableau la courbure de la montagne, avec une intention évidemment décorative, teintée de japonisme. La touche, compacte et resserrée, disposée en vibrantes diagonales parallèles, acquiert une certaine autonomie par rapport aux objets représentés. Le coloris, plus éclatant et plus tranché, s'affranchit lui aussi du strict rendu réaliste: l'effet proprement plastique semble désormais primer. C'est au même moment qu'apparaissent, dans les natures mortes, les distorsions de l'espace qui ne peuvent, comme on le pensait à l'époque, relever, à ce stade du développement stylistique cézannien, de simples maladresses. Incomprises en leur temps, elles sont ensuite devenues comme l'un des traits caractéristiques de son génie, génie d'un peintre annonciateur ou initiateur du cubisme.
Ce côté prophétique semble bien loin, en tout cas, des préoccupations de l'artiste qui, dans les quinze dernières années de sa vie, rassemble tout son travail antérieur, en particulier dans la seconde série des Montagne Sainte-Victoire, Cézanne, qui disait, dans ces dernières années, progresser chaque jour un peu plus, écrivait pourtant en 1906 à son fils: “Enfin je te dirai que je deviens, comme peintre, plus lucide devant la nature, mais que, chez moi, la réalisation de mes sensations est toujours très pénible. Je ne puis arriver à l'intensité qui se développe à mes sens, je n'ai pas cette magnifique richesse de coloration qui anime la nature.”

Année Picasso Cézanne 2009 à Aix en Provence

L'exposition "Picasso Cézanne" au Musée Granet du 25 mai au 27 septembre 2009. Ouverture du Château de Pablo Picasso à Vauvenargues - Eté 2009. Informations réservation, lieu, dates et horaires à voir sur le site de l'Office de Tourisme .
Les Jardins d'Albertas 
Dès 1751, Jean Baptiste d’Albertas, premier président à la cour des comptes, fit établir un plan détaillé de jardins sur ses terres de Bouc près d’un pavillon de chasse. Les statues, escaliers, bassins et fontaines alimentés par des sources vives étaient destinés à servir d’écrin à un château. L’assassinat de Jean Baptiste d’Albertas le 14 juillet 1790 mit fin au projet de construction. Restés dans la famille d’Albertas, les jardins ont été restaurés depuis 1949. Ils sont aujourd’hui classés monuments historiques.

Ouvert de mai à octobre

Pour tout renseignement tel : 04 42 22 94 71
http://www.aixenprovencetourism.com
Eguilles, Pays d'Aix en Provence 
Eguilles est un village niché à 300 mètres d'altitude et à seulement une dizaine de kilomètres à l'ouest d'Aix en Provence et qui a su préserver à travers les âges son caractère authentique.
Sa position géographique privilégiée offre une vue incomparable sur la campagne environnante.
Caché au cœur du village, totalement clos, se trouve le jardin d'Eguilles, celui du sculpteur contemporain Max Sauze. Il a vu le jour en 1963. Sur une superficie de 950 m2, se répartissent une centaine d'œuvres, évolutives, accrochées aux arbres ou intégrées à la végétation.

Des traces datées du néolithique prouvent que le site d'Eguilles a été habité dès le 3e millénaire avant J.C., et qu'il a été le théâtre d'une activité intense deux mille ans plus tard, comptant deux oppidums celto-ligures, à Pierredon et aux Mourgues.
Ces deux sites furent détruits, 124 ans avant J.C., en même temps que le site d'Entremont sur les hauteurs d'Aix-en-Provence.

Un peu plus tard, à l'époque Gallo-Romaine, un nouveau village se développe le long de la nouvelle Voie Aurélienne, mais faute de documents, il est impossible de suivre son évolution au-delà des grandes invasions.

Au Xe siècle, des textes retrouvés font état de " Castrum de Aquila "

Par la suite et jusqu'à la fin du XVIe siècle, le village fut l'objet d'affrontements constants entre les seigneurs des Baux et la Maison de Provence, jusqu'à la destruction du château, lors des guerres de religion.

Au début du XVIIe siècle, s'installe la dernière famille des seigneurs locaux, les célèbres Boyer d'Eguilles, qui ont fourni une longue lignée de juristes et d'humanistes. Sous leur gestion, le village se développa jusqu'à compter 1 800 habitants en 1790, l'année où il devint chef-lieu de canton !

Entre-temps, le Château avait été reconstruit, avec l'église qui le jouxte et il dominait désormais un village d'agriculteurs, d'artisans et de commerçants.

Parallèlement à la culture de la vigne et de l'olivier, qui remonte à l'époque celto-ligure, l'élevage du mouton avait pris une grande importance et il avait fait naître une industrie lainière très active. Eguilles devint alors un centre d'organisation de la transhumance : en 1784, il fit transiter 40 0000 mérinos d'Arles.

Le XIXe siècle, amenant la révolution industrielle, frappa de plein fouet cette économie, par l'amélioration des rendements, concurrençant les activités locales et entraînant l'exode rural : En 1936, Eguilles ne comptait plus que 730 âmes.
Le Tholonet, Pays d'Aix 
Le Tholonet,commune provençale qui se situe dans la communauté du pays d'Aix, marque l'entrée ouest du "Grand Site Sainte Victoire".

La commune du Tholonet est unique en France. En effet, la route du Tholonet est la seule route de France à être classée. Cézanne l'avait certainement préssenti puisque c'est sur les hauteurs du Tholonet qu'il aimait venir peindre. La commune offre effectivement de magnifiques vues sur la montagne Sainte-Victoire avec au gré des saisons, de belles couleurs naturelles, contrastées et changeantes.

Outre ce patrimoine naturel exceptionnel, la commune du Tholonet possède un patrimoine culturel et historique diversifié avec le château du Tholonet, les vestiges de l'aqueduc romain chargé jadis d'amener l'eau de Saint-Anthonin à Aix-en-Provence, l'ancien moulin à vent aujourd'hui réhablité et reconverti en lieu d'exposition consacré à Paul Cézanne.

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Eguilles, Pays d'Aix en Provence

Eguilles est un village niché à 300 mètres d'altitude et à seulement une dizaine de kilomètres à l'ouest d'Aix en Provence et qui a su préserver à travers les âges son caractère authentique.
Sa position géographique privilégiée offre une vue incomparable sur la campagne environnante.
Caché au cœur du village, totalement clos, se trouve le jardin d'Eguilles, celui du sculpteur contemporain Max Sauze. Il a vu le jour en 1963. Sur une superficie de 950 m2, se répartissent une centaine d'œuvres, évolutives, accrochées aux arbres ou intégrées à la végétation.

Des traces datées du néolithique prouvent que le site d'Eguilles a été habité dès le 3e millénaire avant J.C., et qu'il a été le théâtre d'une activité intense deux mille ans plus tard, comptant deux oppidums celto-ligures, à Pierredon et aux Mourgues.
Ces deux sites furent détruits, 124 ans avant J.C., en même temps que le site d'Entremont sur les hauteurs d'Aix-en-Provence.

Un peu plus tard, à l'époque Gallo-Romaine, un nouveau village se développe le long de la nouvelle Voie Aurélienne, mais faute de documents, il est impossible de suivre son évolution au-delà des grandes invasions.

Au Xe siècle, des textes retrouvés font état de " Castrum de Aquila "

Par la suite et jusqu'à la fin du XVIe siècle, le village fut l'objet d'affrontements constants entre les seigneurs des Baux et la Maison de Provence, jusqu'à la destruction du château, lors des guerres de religion.

Au début du XVIIe siècle, s'installe la dernière famille des seigneurs locaux, les célèbres Boyer d'Eguilles, qui ont fourni une longue lignée de juristes et d'humanistes. Sous leur gestion, le village se développa jusqu'à compter 1 800 habitants en 1790, l'année où il devint chef-lieu de canton !

Entre-temps, le Château avait été reconstruit, avec l'église qui le jouxte et il dominait désormais un village d'agriculteurs, d'artisans et de commerçants.

Parallèlement à la culture de la vigne et de l'olivier, qui remonte à l'époque celto-ligure, l'élevage du mouton avait pris une grande importance et il avait fait naître une industrie lainière très active. Eguilles devint alors un centre d'organisation de la transhumance : en 1784, il fit transiter 40 0000 mérinos d'Arles.

Le XIXe siècle, amenant la révolution industrielle, frappa de plein fouet cette économie, par l'amélioration des rendements, concurrençant les activités locales et entraînant l'exode rural : En 1936, Eguilles ne comptait plus que 730 âmes.





















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